Tout pour trouver votre prochain tatouage !
Le Japon a connu un développement très particulier du tatouage, qui le positionne tout à fait à part. Longtemps réservé aux classes les plus basses de la société et aux geishas à des fins érotiques, le tatouage commence à intéresser des maîtres d’estampes et accède au rang de beaux arts au 13e siècle lors de la période Edo, notamment en protestation passive des règles strictes et à l’austérité du règne du terrible shogun Tokugawa. Les artistes du Kabuki (théâtre japonais traditionnel) sont les premiers à y recourir pour amplifier les détails dramatiques de leur visage.
Peu à peu, le phénomène se répand chez les classes populaires. S’y intéresse en particulier ceux qui ont besoin d’attirer l’attention du public et de leurs clients. Ainsi, les porteurs de palanquins (les taxis de l’époque) rivalisent de tatouages pour attirer le client grâce à leur torse coloré. Les pompiers se font tatouer un dragon en armure symbolique au feu, qui fait bientôt office de médaille.

Les guerriers vont eux aussi être attirés, en grande partie pour ressembler au héros de Suikoden “Au bord de l’eau”, un roman chinois en 90 volumes illustrés par le fameux Hokusai (un grand maitre de l’estampe). Ce roman raconte l’histoire d’un chef rebelle tatoué défenseur des opprimés, dont les hauts faits de chevalerie et d’honneur sont très prisés au Japon.Une fois les samouraïs tatoués, la pratique se répand comme une trainée de poudre dans toutes les couches de la société.
Son expansion sera stoppée net en 1870 : l’Empereur Meiji entame la modernisation forcée du pays et craint de paraître barbare auprès des Occidentaux, le tatouage est prohibé. Il faudra attendre 1945 et la défaite japonaise pour que le tatouage redevienne légal, mais désormais repris quasi exclusivement par les Yakuzas, il sera désormais mal vu (encore aujourd’hui, on ne vous laissera pas entrer dans certains bains publics si vous portez le plus petit tatouage).

La tradition reconnait néanmoins des maîtres, au statut spécial puisqu’ils sont honorés comme gardien d’un art mal vu par le grand public. Le tatouage japonais encore aujourd’hui est totalement différent de celui pratiqué en Occident. Un Occidental se fait le plus souvent tatouer une ou plusieurs pièces de petite ou moyenne taille, sans liens entre elles. Au Japon au contraire, le tatouage est l’oeuvre d’un maître, sur toute la surface du corps. Le client fait don de sa peau comme toile pour l’expression du talent du maître. Le tatouage se réalise encore à la main, dans une recherche délibérée de douleur et de volupté : la lenteur fait partie du rite, tout comme le silence total. Des pauses de thé et de bains chauds entrecoupent les séances. Des années sont nécessaires pour obtenir une oeuvre complète qui recouvre le corps. Cet art ne s’appelle pas Tattoo au Japon, mais Irezumi.
Bonjour à tous, j'ai voulu créer ce petit blog sur les tatouages pour faire partager ma passion et aider les gens à choisir de beaux modèles de tatouages, qui aient un sens pour eux ! A travers l'histoire du tatouage, les symboles les plus courants et les tatouages de star, j'espère que chacun trouvera des bases pour se faire une idée du genre de tattoo qu'il souhaite avoir sur la peau... Bonne lecture !
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