Les Romains héritent à leur tour des Grecs la pratique du tatouage, toujours dans une utilisation punitive. Les esclaves sont marqués par un tatouage plus discret que chez les Grecs : au lieu d’une grosse chouette sur le front, les Romains tatouent la première lettre du nom de famille du maître entre les deux yeux des esclaves. Cette pratique atteste également d’une des rares traces de l’humour (d’esclavagiste) des Romains. Suétone rapporte en effet qu’un des bons mots de l’époque était : “Il n’y a pas plus lettrés que les Nubiens” (la Nubie était une source majeure d’esclaves). Les Romains étendent la pratique aux mercenaires, dont ils se méfient, afin de s’assurer que les déserteurs soient identifiés. (Lire la suite…)