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	<title>Blog Tatouage &#187; marginal</title>
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	<description>Tout pour trouver votre prochain tatouage !</description>
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		<title>Fonctions sociales du tatouage &#8211; partie 1</title>
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		<pubDate>Sun, 10 May 2009 15:05:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clement</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire du tattoo]]></category>
		<category><![CDATA[barbie]]></category>
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		<description><![CDATA[Les fonctions sociales du tatouage – partie 1
Cet article fait partie d&#8217;une suite :
 Les fonctions sociales du tatouage – partie 2
 Les fonctions sociales du tatouage – partie 3
On pouvait lire dans Le Monde du 23 octobre 2004 : &#8220;Autrefois marginal, le tatouage touche désormais un large public. Du petit dauphin sur l&#8217;épaule au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les fonctions sociales du tatouage – partie 1</strong></p>
<p><em>Cet article fait partie d&#8217;une suite :</em><br />
 <a title="Fonctions sociales du tatouage - partie 2" href="/2009/05/fonctions-sociales-du-tatouage-partie-2/">Les fonctions sociales du tatouage – partie 2</a><br />
 <a title="Fonctions sociales du tatouage - partie 3" href="/2009/05/fonctions-sociales-du-tatouage-partie-3/">Les fonctions sociales du tatouage – partie 3</a></p>
<p>On pouvait lire dans Le Monde du 23 octobre 2004 : &#8220;Autrefois marginal, le tatouage touche désormais un large public. Du petit dauphin sur l&#8217;épaule au grand dragon dans le dos, la mode confine au phénomène de société&#8221;. Durant les années 90 &amp; 2000 ; les tatouages sont apparus dans la mode ; un tatouage au henné par ci, un petit symbole chinois à la cheville par là. Madonna, Sharon Stone, David Beckam, le tatouage devient &#8220;hype&#8221;.</p>
<p>Pourtant, même si le tatouage n&#8217;est finalement qu&#8217;une parure du corps avec des signes permanents, qui relève de l&#8217;esthétique personnelle, l&#8217;accueil en Occident a longtemps été mitigé. Dans l&#8217;histoire récente, le tatouage était associé à l&#8217;underclass américaine.</p>
<p><img class="image2" title="tatouage-ouvrier" src="http://www.blog-tatouage.com/wp-content/uploads/2009/05/tatouage-ouvrier.jpg" alt="tatouage-ouvrier" width="400" height="246" /></p>
<p><span id="more-78"></span> Toutes les études montrent que les classes supérieures étaient irréductiblement hostiles à l&#8217;introduction du tatouage. Mais désormais les classes moyennes apprécient le tatouage : on est fier d&#8217;exhiber ses tattoos. Selon l&#8217;étude de De Mello <em>(1)</em>, les medias se sont mis à parler uniformément du &#8220;nouveau&#8221; tatouage ; un tatouage &#8220;pour le fun&#8221; que les rocks stars et vedettes du cinéma ont rendu possible. Les étudiants universitaires américains se sont chargés de répandre cette nouvelle mode dans les années 90.  Un phénomène que confirme Samuel Steward, un célèbre tatoueur réputé avoir tatoué plus de 150 000 personnes. Dans son livre témoignage <em>(2)</em>, Steward estime que 10% de sa clientèle dans les années 70 venait des couches supérieures : &#8220;J&#8217;ai tatoué de millionnaires, des PDG de banques, des fils de bonne famille de Chicago, des stars de ciné et de TV, des docteurs, des avocats, un chef d&#8217;orchestre symphonique, des écrivains et des journalistes, des juges, des prêtres, des politiciens. […] Cependant, le nombre de clients appartenant à la classe moyenne a tellement augmenté dans les années 80 et 90 que bon nombre de tatoueurs ne vivent plus que de la clientèle appartenant à cette classe&#8221;. Les femmes ont également contribué à libéraliser le tatouage. Steward raconte qu&#8217;en 1970, une femme bien habillée était venue dans son tattoo shop et était excédée par les paroles obscènes des matelots en train de se faire tatouer, à tel point que la dame leur dit &#8220;Si vous étiez des gentlemen, vous ne parleriez pas ainsi en présence d&#8217;une dame&#8221;, ce à quoi Steward répondit : &#8220;Si vous étiez une lady vous ne seriez pas ici&#8221;. Une scène qui n&#8217;aurait vraisemblablement plus lieu de nos jours, la classe moyenne représente la quasi-totalité de la clientèle. Seul indice d&#8217;une résistance persistante de l&#8217;élite ; les demandes de détatouages viennent essentiellement de ceux qui grimpent l&#8217;échelle sociale <em>(3)</em>.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Aujourd&#8217;hui, le tatouage est toléré de manière ludique, à condition de rester dans la norme, c&#8217;est-à-dire de ne pas se faire tatouer les mains, le cou ou le visage, sans même parler du &#8220;body suit&#8221; (corps entièrement recouvert), des demandes que d&#8217;ailleurs beaucoup de tatoueurs refusent. Le tatouage facial demeure un suicide social, à cause duquel on ne peut plus jamais trouver un travail normal ni éviter le regard des autres. Le tatouage, même minime, continue à porter une forte charge suspecte : trop sexuel, trop voyant, trop brutal.</p>
<p><img class="image2" title="tatouage-barbie" src="http://www.blog-tatouage.com/wp-content/uploads/2009/05/tatouage-barbie.jpg" alt="tatouage-barbie" width="400" height="300" /></p>
<p>Mattel en fera les frais avec son essai de Barbie Tattoo : une gamme lancée pour répondre au fait que les petites filles se débarrassent de plus en plus tôt de leur poupée. Suite à des plaintes, Mattel suspendra finalement sa gamme &#8220;Generation Girl Barbie&#8221; malgré de bonnes ventes <em>(4)</em>. Dès lors que Barbie montrait un tatouage sur le ventre, elle montrait un aspect négatif de son caractère et cessait d&#8217;être la perfection incarnée pour se ranger au rang de ceux à la moralité suspecte.</p>
<p>
<object width="400" height="324" data="http://www.youtube.com/v/dKukuS3XO3A&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;color1=0xe1600f&amp;color2=0xfebd01" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/dKukuS3XO3A&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;color1=0xe1600f&amp;color2=0xfebd01" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object>
</p>
<p><em>(1) Margo De Mello dans Bodies of Inscription: Cultural History of the Modern Tattoo Community.<br />
 (2) Samuel Steward : Bad Boys &amp; though tattoos, a social history of the Tattoo with gangs, Sailors, and Street-Corner Punks.<br />
 (3) K. Irwin en 2001 dans Legitimating the first tattoo : moral passage through informal interraction.<br />
 (4) Au moment ou je rédige ce billet, j&#8217;apprends que Mattel relance finalement sa gamme, accompagné d&#8217;un système de pose de tatouage amovible pour les petites filles.</em></p>
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